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mercredi 4 juillet 2007

Expos en bref

Si la Conférence Aids Impact se termine aujourd'hui, deux expositions consacrées au VIH/sida se poursuivent quelques jours à Marseille.

"Aimer sans peur" informe et dénonce les discriminations dont sont encore trop souvent victimes les personnes séropositives.

Cette exposition a été crée par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en partenariat avec l'association AIDES et le Centre régional d'information et de prévention du sida (CRIPS)-PACA.

Infos plus :

Hôtel de Région
Jusqu'au 11 juillet 2007
Du lundi au vendredi, de 9 h à 19 h (entrée libre)

"La recherche française sur le sida avec les pays du Sud" retrace les grandes avancées réalisées par des équipes françaises et des pays du Sud depuis la découverte du virus du sida il y a 25 ans. Un film de 36 minutes relate deux essais cliniques menés au Burkina Faso et au Cambodge.

Cette exposition et ce film ont été produits par l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS).

Infos plus :

Centre de vaccination international
23, rue Louis Astruc
Jusqu'au 13 juillet 2007
Du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h 30 (entrée libre)

lundi 2 juillet 2007

Rencontres associatives

Aujourd’hui : « Autres Regards »

Le Colloque Aids Impact 2007 offre aussi l’occasion de rencontrer des acteurs de terrain de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur engagés dans des politiques de prévention. C’est le cas d’« Autres Regards » qui existe depuis 1995. Si l’association est aussi présente à Toulon, elle est d’abord née à Marseille, où elle a pris le relais du Projet Saint-Charles lancé en partenariat avec AIDES à l’époque où de nombreuses prostituées travaillaient aux alentours de la gare Saint-Charles.

Aujourd’hui, « Autres Regards » intervient dans tous les quartiers de Marseille en tant qu’association de santé communautaire. Elle est financée en partie par la Ville de Marseille qui, comme le précise Laurence Lévy, chargée de mission Sida et Toxicomanie, « est particulièrement enthousiaste sur les résultats obtenus ». Les autres financements d’« Autres Regards » proviennent du Conseil général, du Conseil régional et de l’Etat. S’ajoutent par ailleurs des fonds privés, notamment de Sidaction.

« Autres Regards » agit dans le milieu de la prostitution avec et pour les personnes prostituées. « Avec » les personnes prostituées n’est pas un vain mot puisque celles-ci peuvent s’investir et participer à différents niveaux de la vie de l’association : en s’impliquant sur le terrain comme animateur de prévention ou en étant membre du Conseil d’administration ou du Bureau.

Plusieurs axes

Les actions de prévention et de réductions des risques s’organisent autour de plusieurs axes : la distribution et la vente de préservatifs à prix coûtant, l’information sur le VIH et les infections sexuellement transmissibles, la prévention des risques liés à la toxicomanie et à l’alcoolisme, l’accès aux soins, la lutte contre l’isolement et la discrimination.

« Autres Regards » reçoit les personnes prostituées dans ses locaux mais dispose aussi d’une unité mobile afin de pouvoir aller vers elles jour et nuit sur leur lieu de travail. Au cours d’une année, 500 personnes sont ainsi rencontrées. Selon Jean-Régis Ploton, directeur de l’association depuis 2003, « 70 à 80 % de ces personnes sont d’origine étrangère. De plus en plus de femmes viennent de Bulgarie » ajoute-t-il. « Leur nombre a fortement augmenté au cours des derniers mois. » A tel point qu’une médiatrice originaire de Bulgarie est venue renforcer l’équipe pour favoriser la prise de contact.

Recommandations de l’OMS

Le volet « santé globale de la personne », élément fort de l’association, ne s’arrête pas aux critères de santé physique. Il prend en compte la santé psychologique des travailleurs et travailleuses du sexe, répondant ainsi aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé.

Si la prévention et la santé globale constituent le cœur de l’activité d’« Autres Regards », l’association a petit à petit développé des projets spécifiques. Ainsi en va-t-il de l’accompagnement des personnes souhaitant changer de sexe, ou, dans le cadre d’un projet européen, l’accompagnement des personnes souhaitant trouver un emploi après avoir arrêté la prostitution.

Infos plus :
Pour joindre « Autres Regards » à Marseille
Tél. : 04 91 42 42 90
Courriel : autres.regards@numericable.fr

Pour joindre « Autres Regards » à Toulon
Tél. : 04 94 15 05 17
Courriel : autres_regards_toulon@yahoo.fr

jeudi 28 juin 2007

Communiqué de presse

Conférence Aids Impact 2007 : Sida Info Service en direct de Marseille

A l’occasion de la 8ème Conférence internationale AIDS Impact, du 1er au 4 juillet 2007 à Marseille, Sida Info Service lance le blog « Sida-Marseille 2007 », avec le soutien financier du Groupement Régional de Santé Publique Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Sida-Marseille 2007 » est un blog d’informations destiné à relayer les actions menées par les acteurs de la lutte contre le sida pendant la Conférence.

Chaque jour, en direct de Marseille, des informations seront publiées sur le blog « Sida-Marseille 2007 » sous la forme de brèves, photos, portraits, interviews et podcasts.

« Sida-Marseille 2007 » entend être le point de rencontre des acteurs de la lutte contre le sida pendant ces quatre jours.

Pour accéder au blog « Sida-Marseille2007 » :
http://sida-marseille2007.blogspot.com/
ou http://www.sida-info-service.org

Par ailleurs, Sida Info Service présentera deux enquêtes dans le cadre de la Conférence Aids Impact :

  • Jeunes, sexualité et prévention du VIH, auteurs: Xavier Bertin et Cyril Giresse
  • Enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, auteurs : Elisabete de Carvalho et Xavier Bertin
Ces deux études sont téléchargeables sur le site http://www.sida-info-service.org

Renseignements :
Sida Info Service
Florence Nicolaï Guerbe, Alain Miguet
Tél/Fax : 04 91 54 41 75
marseille@sida-info-service.org
amiguet@sida-info-service.org

mardi 26 juin 2007

Questions à Joël Canapa, vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, délégué à la Solidarité, la Prévention et la Sécurité

"La Région se consacre essentiellement à des actions de prévention"

Quelles sont les priorités de la région PACA en matière de lutte contre le sida ?

La Région a mis en place une politique de santé à part entière déterminée par trois axes. Le premier concerne les territoires. La Région PACA est très vaste et très contrastée avec une partie bord de mer très différente de l’arrière-pays. Et dans chaque département, les parties côtières n’ont rien à voir avec les parties alpines. Nous avons donc engagé une démarche par territoire pour essayer d’agir au plus près des besoins des populations. Nous avons lancé ensuite un observatoire de la précarité et de la pauvreté qui nous permet de mener de vastes études ciblées géographiquement. Nous nous sommes ainsi aperçus que 27 % de la population vivait avec des revenus inférieurs à 600 euros par mois. Et que ces personnes n’étaient pas toutes localisées dans les grands centres urbains où la politique de la ville peut agir, mais se situaient en milieu rural. A partir de ces constats, nous menons des politiques adaptées. Enfin nous travaillons par types de publics.

En ciblant plus particulièrement les jeunes…

C’est cela. La Région estime qu’elle est particulièrement compétente sur la question des jeunes puisqu’elle finance en totalité ou partie les lycées, les CFA, les universités et les missions locales. Comme nous ne voulons pas seulement nous intéresser à l’état des bâtiments mais aussi aux personnes qui vivent dedans, nous avons défini une politique de prévention en matière de sexualité, de grossesses non désirées et d’IST. En inscrivant ces actions dans un Contrat de plan, la Région montre que ces questions sont aussi importantes que des problèmes de lignes SNCF ou d’autoroutes. Dans ce Contrat, toute la dimension humaine de la vie en société apparaît.

De nombreux séropositifs vivent en région PACA. La Région prend-t-elle des mesures particulières pour leur faciliter la vie ?

La Région se consacre essentiellement à des actions de prévention. L’Etat doit conserver toutes ses reponsabilités sur les questions de santé. Cela n’exclut pas que dans tel ou tel endroit, la Région n’aidera pas une association de soutien pour les personnes en fin de vie. Mais cette mesure particulière ne rentrera pas dans le cadre d’une politique globale.

Comment travaillez-vous avec le tissu associatif local ?

Le tissu associatif régional est assez développé pour tout ce qui concerne les questions traitant de sida et de sexualité. En même temps, il est trop localisé. La Région compte quatre millions et demi d’habitants avec trois départements - Bouches-du-Rhone, Var et Alpes-Maritimes, qui regroupent à eux seuls à peu près trois millions et demi d’habitants. Dans les grandes villes comme Marseille, Nice, et dans une moindre mesure Toulon, le milieu associatif est développé. En revanche, les départements alpins - Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes, représentent un ensemble de 250 000 habitants, c’est-à-dire un quartier de Marseille. Le tissu associatif est à l’image de cette faible population. Or ces rares associations doivent couvrir un champ géographique assez vaste. La politique d’appels à projets que nous prônons à son intérêt puisqu’elle exige des associations qu’elles couvrent toute la région en ne se contentant pas des grands centres urbains. L’idée est que le lycéen d’une commune rurale soit au contact d’une action de prévention une fois par an au moins comme peut l’être le lycéen étudiant à Marseille ou à Nice.

Pourquoi l’Hôtel de Région a-t-il décidé d’accueillir l’exposition « Aimer sans peur - Solidarité et prévention : apprenons à vivre avec le SIDA », du 15 mai au 11 juillet 2007 ?

De par son immensité, l’architecture du bâtiment se prête à de grandes expositions. Nous voulons en plus que ces expositions donnent du sens et qu’elles appellent à réfléchir. Cette approche n’est pas seulement culturelle, elle s’inscrit dans une démarche pédagogique et d’éducation. « Aimer sans peur » a été créée par la Région en partenariat avec l’association AIDES et le CRIPS PACA dans le but d’informer, faire de la prévention et dénoncer les discriminations dont sont victimes les personnes séropositives. Ce qui nous tient aussi à cœur, c’est d’attirer l’attention sur les inégalités dans l’accès aux traitements entre les pays riches et les pays pauvres.

Que représente la venue à Marseille de la 8ème Conférence AIDS Impact pour la région PACA ?

Quand on veut qu’une politique de prévention soit efficace, il est nécessaire de mener des actions de terrain en étant au plus près des gens. En même temps on a besoin de créer parfois de grands événements pour attirer l’attention. Vous savez mieux que moi que la question du sida est moins médiatisée qu’autrefois. Aujourd’hui, des gens croient qu’en prenant trois cachets, la question du sida sera réglée. Il faut sans cesse rappeler que ce n’est pas si simple. De même que nous travaillons avec le tissu associatif, nous voulons favoriser la recherche et la réflexion sous tous les aspects du VIH/sida. La venue de cette Conférence AIDS Impact à Marseille, avec l’apport financier et logistique que la région lui apporte, doit favoriser ce travail engagé au niveau international.

lundi 25 juin 2007

Le sida en Provence-Alpes-Côte d’Azur

La région PACA est la deuxième région la plus touchée de France par le VIH/sida après l’Ile-de-France. Au 30 juin 2006, selon l’Institut national de veille sanitaire (INVS), le nombre de cas de sida en région PACA s’élevait à 7 437. Les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône représentent les deux départements les plus touchés par l’épidémie.

En 2005, parmi les nouveaux cas de sida, 44 % étaient liés à une contamination par rapports hétérosexuels, 30 % par rapports homosexuels et 19 % à un usage de drogues par voie intraveineuse.

Grâce à une politique de réduction des risques mise en place dans la région, le nombre de cas de sida liés à l’usage de drogues par voie intraveineuse a connu une diminution notable.

En 2005, près d’un tiers des personnes séropositives ignoraient leur statut sérologique avant d’atteindre le stade sida. Depuis 2002, le pourcentage des diagnostics tardifs est en progression constante en région PACA.

Données INVS, mars 2007