jeudi 28 juin 2007

Communiqué de presse

Conférence Aids Impact 2007 : Sida Info Service en direct de Marseille

A l’occasion de la 8ème Conférence internationale AIDS Impact, du 1er au 4 juillet 2007 à Marseille, Sida Info Service lance le blog « Sida-Marseille 2007 », avec le soutien financier du Groupement Régional de Santé Publique Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Sida-Marseille 2007 » est un blog d’informations destiné à relayer les actions menées par les acteurs de la lutte contre le sida pendant la Conférence.

Chaque jour, en direct de Marseille, des informations seront publiées sur le blog « Sida-Marseille 2007 » sous la forme de brèves, photos, portraits, interviews et podcasts.

« Sida-Marseille 2007 » entend être le point de rencontre des acteurs de la lutte contre le sida pendant ces quatre jours.

Pour accéder au blog « Sida-Marseille2007 » :
http://sida-marseille2007.blogspot.com/
ou http://www.sida-info-service.org

Par ailleurs, Sida Info Service présentera deux enquêtes dans le cadre de la Conférence Aids Impact :

  • Jeunes, sexualité et prévention du VIH, auteurs: Xavier Bertin et Cyril Giresse
  • Enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, auteurs : Elisabete de Carvalho et Xavier Bertin
Ces deux études sont téléchargeables sur le site http://www.sida-info-service.org

Renseignements :
Sida Info Service
Florence Nicolaï Guerbe, Alain Miguet
Tél/Fax : 04 91 54 41 75
marseille@sida-info-service.org
amiguet@sida-info-service.org

mercredi 27 juin 2007

« Sida, la recherche française avec les pays du Sud »

La Ville de Marseille présente pour la première fois en France l’exposition réalisée par l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) : « Sida, la recherche française avec les pays du Sud ».

A travers des exemples de questions posées aux pays du Sud (la diversité des virus, la prise en charge médicale adaptée, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant…), l’exposition sous forme de grands panneaux, évoque les réponses apportées par les chercheurs du Sud et du Nord.

Un film témoigne par ailleurs de la participation des associations de personnes vivant avec le VIH/sida aux programmes de recherche et s’interroge sur les questions éthiques.

Du 25 juin au 13 juillet 2007
Lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h 30.
Fermeture exceptionnelle le 28 juin 2007
Centre de vaccinations internationales
23, rue Louis Astruc
13005 Marseille

Renseignements : 04 91 14 56 21

mardi 26 juin 2007

Questions à Joël Canapa, vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, délégué à la Solidarité, la Prévention et la Sécurité

"La Région se consacre essentiellement à des actions de prévention"

Quelles sont les priorités de la région PACA en matière de lutte contre le sida ?

La Région a mis en place une politique de santé à part entière déterminée par trois axes. Le premier concerne les territoires. La Région PACA est très vaste et très contrastée avec une partie bord de mer très différente de l’arrière-pays. Et dans chaque département, les parties côtières n’ont rien à voir avec les parties alpines. Nous avons donc engagé une démarche par territoire pour essayer d’agir au plus près des besoins des populations. Nous avons lancé ensuite un observatoire de la précarité et de la pauvreté qui nous permet de mener de vastes études ciblées géographiquement. Nous nous sommes ainsi aperçus que 27 % de la population vivait avec des revenus inférieurs à 600 euros par mois. Et que ces personnes n’étaient pas toutes localisées dans les grands centres urbains où la politique de la ville peut agir, mais se situaient en milieu rural. A partir de ces constats, nous menons des politiques adaptées. Enfin nous travaillons par types de publics.

En ciblant plus particulièrement les jeunes…

C’est cela. La Région estime qu’elle est particulièrement compétente sur la question des jeunes puisqu’elle finance en totalité ou partie les lycées, les CFA, les universités et les missions locales. Comme nous ne voulons pas seulement nous intéresser à l’état des bâtiments mais aussi aux personnes qui vivent dedans, nous avons défini une politique de prévention en matière de sexualité, de grossesses non désirées et d’IST. En inscrivant ces actions dans un Contrat de plan, la Région montre que ces questions sont aussi importantes que des problèmes de lignes SNCF ou d’autoroutes. Dans ce Contrat, toute la dimension humaine de la vie en société apparaît.

De nombreux séropositifs vivent en région PACA. La Région prend-t-elle des mesures particulières pour leur faciliter la vie ?

La Région se consacre essentiellement à des actions de prévention. L’Etat doit conserver toutes ses reponsabilités sur les questions de santé. Cela n’exclut pas que dans tel ou tel endroit, la Région n’aidera pas une association de soutien pour les personnes en fin de vie. Mais cette mesure particulière ne rentrera pas dans le cadre d’une politique globale.

Comment travaillez-vous avec le tissu associatif local ?

Le tissu associatif régional est assez développé pour tout ce qui concerne les questions traitant de sida et de sexualité. En même temps, il est trop localisé. La Région compte quatre millions et demi d’habitants avec trois départements - Bouches-du-Rhone, Var et Alpes-Maritimes, qui regroupent à eux seuls à peu près trois millions et demi d’habitants. Dans les grandes villes comme Marseille, Nice, et dans une moindre mesure Toulon, le milieu associatif est développé. En revanche, les départements alpins - Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes, représentent un ensemble de 250 000 habitants, c’est-à-dire un quartier de Marseille. Le tissu associatif est à l’image de cette faible population. Or ces rares associations doivent couvrir un champ géographique assez vaste. La politique d’appels à projets que nous prônons à son intérêt puisqu’elle exige des associations qu’elles couvrent toute la région en ne se contentant pas des grands centres urbains. L’idée est que le lycéen d’une commune rurale soit au contact d’une action de prévention une fois par an au moins comme peut l’être le lycéen étudiant à Marseille ou à Nice.

Pourquoi l’Hôtel de Région a-t-il décidé d’accueillir l’exposition « Aimer sans peur - Solidarité et prévention : apprenons à vivre avec le SIDA », du 15 mai au 11 juillet 2007 ?

De par son immensité, l’architecture du bâtiment se prête à de grandes expositions. Nous voulons en plus que ces expositions donnent du sens et qu’elles appellent à réfléchir. Cette approche n’est pas seulement culturelle, elle s’inscrit dans une démarche pédagogique et d’éducation. « Aimer sans peur » a été créée par la Région en partenariat avec l’association AIDES et le CRIPS PACA dans le but d’informer, faire de la prévention et dénoncer les discriminations dont sont victimes les personnes séropositives. Ce qui nous tient aussi à cœur, c’est d’attirer l’attention sur les inégalités dans l’accès aux traitements entre les pays riches et les pays pauvres.

Que représente la venue à Marseille de la 8ème Conférence AIDS Impact pour la région PACA ?

Quand on veut qu’une politique de prévention soit efficace, il est nécessaire de mener des actions de terrain en étant au plus près des gens. En même temps on a besoin de créer parfois de grands événements pour attirer l’attention. Vous savez mieux que moi que la question du sida est moins médiatisée qu’autrefois. Aujourd’hui, des gens croient qu’en prenant trois cachets, la question du sida sera réglée. Il faut sans cesse rappeler que ce n’est pas si simple. De même que nous travaillons avec le tissu associatif, nous voulons favoriser la recherche et la réflexion sous tous les aspects du VIH/sida. La venue de cette Conférence AIDS Impact à Marseille, avec l’apport financier et logistique que la région lui apporte, doit favoriser ce travail engagé au niveau international.

lundi 25 juin 2007

Le sida dans le monde

40 millions de personnes vivent avec le VIH à travers le monde, dont près de 25 millions en Afrique Subsaharienne.

En 2006, 4, 3 millions de personnes se sont contaminées. Cette même année, la maladie a fait 2, 9 millions de morts.

Données ONUSIDA, au 31/12/2006

Le sida en France

61 424 personnes ont déclaré un sida depuis le début de l’épidémie. 34 697 d’entre elles sont décédées. Le nombre de personnes qui passent au stade sida a beaucoup diminué depuis l’arrivée des trithérapies en 1996. Parmi les nouveaux cas de sida en 2006, près de la moitié ne connaissaient pas leur séropositivité avant le stade sida. L’épidémie évolue vers une féminisation des nouveaux cas de sida. 7 000 personnes découvrent chaque année leur séropositivité.

Données INVS, au 30/06/2006

Le sida en Provence-Alpes-Côte d’Azur

La région PACA est la deuxième région la plus touchée de France par le VIH/sida après l’Ile-de-France. Au 30 juin 2006, selon l’Institut national de veille sanitaire (INVS), le nombre de cas de sida en région PACA s’élevait à 7 437. Les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône représentent les deux départements les plus touchés par l’épidémie.

En 2005, parmi les nouveaux cas de sida, 44 % étaient liés à une contamination par rapports hétérosexuels, 30 % par rapports homosexuels et 19 % à un usage de drogues par voie intraveineuse.

Grâce à une politique de réduction des risques mise en place dans la région, le nombre de cas de sida liés à l’usage de drogues par voie intraveineuse a connu une diminution notable.

En 2005, près d’un tiers des personnes séropositives ignoraient leur statut sérologique avant d’atteindre le stade sida. Depuis 2002, le pourcentage des diagnostics tardifs est en progression constante en région PACA.

Données INVS, mars 2007